lundi 27 octobre 2008
malheureusement, je crois que cette histoire de foie gras pour mon dîner d'anniversaire demain soir
ce n'est pas une blague :/
ok Prisouille, ça vaut ton invitation au Buffalo pour ton passage en D1 :/
dimanche 26 octobre 2008
Martin Parr - Parking Spaces
Utrecht, Abraham Dolehof
exposition de Martin Parr
encore une découverte imprévue (L)
2:30 ou 3:30, selon la source
manger une clémentine, enrhumée, ça n'a pas de sens -
ou plutôt pas de goût
et à partir de combien de kilos de speculaas fait-on une overdose?
parce que c'est encore loin SinterKlaas :/
réflexions: la gastronomie française
Comment peut-on tuer une grenouille pour n'en manger que les cuisses?!
elle est minuscule cette grenouille, elle est jolie/mignonne et n'a rien demandé à personne.
J'imagine des abattoirs pour les grenouilles.
ou les 465 marches de Domtoren
je ne sais pas si c'est Utrecht ou les vacances de la Toussaint
mais nous avons croisé beaucoup trop de français hier -
question non valide pour le strasbourgeois venu travailler -
regrette un peu de n'avoir ni nom ni numéro
Strasbourgeois si tu me lis, e-mail en bas à gauche!
vendredi 24 octobre 2008
L'Acculturation
l'espagnol au réveil, c'est un peu violent, mais je me débrouille - sorry Lisette
Lisette, c'est la jeune fille bolivienne qui vient faire le ménage
baignant dans un univers franco-néerlandais, plus ou moins imprégnée d'anglais au moindre pas dehors
s'ajoute un peu de portugais puisque l'au pair précédente est brésilienne
les correspondants allemands de papa B.
c'est un peu le bordel dans cette maison, non?
"- Du pain allemand trempé dans le chocolat chaud. Il faut que je raconte ça à mes collègues!"
Soit, le parfait exemple d'acculturation?
[passer de qwerty à azerty en permanence, c'est aussi une gymnastique]
[edit] au sujet de l'espagnol, je me demande si le Chili en décembre est toujours d'actualité - ou pas
jeudi 23 octobre 2008
je ne tolère pas la jeunesse
les prochaines années risquent d'être difficiles -
comment ai-je fait pour être carnivore si longtemps?
c'est lent un cerveau parfois -
mercredi 22 octobre 2008
Sainte
aujourd'hui, au dîner soupe (céleri y compris) + fenouilles
vraiment ma fête
ce n'est pas parce que je suis végétarienne que c'est drôle ce genre de blague -
et je déteste copainsdavant, ce truc qui remplace vos cerveaux
ainsi que la blague wifi du jour, signaalsterkte:goed
coupure toutes les 2 minutes
encore quand il LAAG...mais là GROUAHHHHHHH
that'sall
mardi 21 octobre 2008
Andreï KOURKOV - Les pingouins n'ont jamais froid
Le ciel était chargé de nuages, mais cela n'annonçait ni orages, ni averses. Victor sortit de la gare et s'arrêta sur l'esplanade. Si son "pilote automatique" avait fonctionné, il l'aurait mené tout droit à l'arrêt de bus pour rentrer chez lui. Mais les derniers événements l'avaient "débranché", et ses premiers pas devant la gare lui semblèrent ceux d'un cosmonaute malhabile sur la Lune. Son manque d'assurance, l'élasticité suspecte du goudron sous ses pieds, tout semblait concourir à le faire trébucher. Il se demandait comment faisaient les autres pour avancer si tranquillement, se hâter sans hésitation. Leurs pilotes automatiques marchaient bien, c'était la différence.
Les digressions stupides sont plus agréables et faciles à formuler que les grandes idées.
S'il avait pu aller jusqu'en Antarctique, il pouvait survivre à d'autres situations. Et s'il survivait, il n'irait jamais plus loin que l'Antarctique!
Et ensuite, que ferait-il? Vivrait-il pour lui? Pour Sonia? Comment gagnerait-il sa vie? Au fond, ces questions ne le tourmentaient pas vraiment. Il se passerait bien quelque chose, une proposition qui tomberait quand il en aurait besoin. Tant que l'on y pense et qu'on se pose des questions à son sujet, l'avenir existe. Les réponses peuvent attendre. La vie finit toujours par les fournir.
Cette artère semblait avoir été conçue pour des myopes abrutis: les numéros étaient en relief, et les immeubles affichaient de telles dimensions qu'on devait les voir de la Lune.
Les larmes continuaient à couler doucement le long de ses joues, donnant du caractère à son visage simple. Sa chevelure châtain clair en bataille s'accordait bien aux lignes brisées que dessinaient les larmes. "Le chagrin sied à certaines personnes", songea Victor.
Sans l'odeur inconnue qui flottait dans l'air, il aurait été conquis par cette illusion de confort. En fait, c'était plus qu'une illusion, car le confort, on le trouve partout, même dans une caverne crasseuse, du moment que l'on ressent une vraie différence avec l'inconfort antérieur.
Il n'avait jamais rien su de précis et avait progressé au petit bonheur. Il n'était arrivé là que par miracle. Mais ce miracle était absurde, d'une absurdité colossale. Le miracle, c'était qu'il soit encore en vie. Et cela n'allait pas durer. Même l'énergie des miracles finit par s'épuiser.
Il avait envie de s'occuper, d'échapper à l'embrouillamini de pensées confuses qui remuaient comme un noeud de serpents et lui malaxaient le cerveau. Elles sautaient de la Tchétchénie à un passé lointain, puis s'interrompaient brusquement pour lui demander: "Et maintenant, on fait quoi?"
Il regardait sa page blanche, sans parvenir à se concentrer. Finalement, il tapa la question qui l'obsédait: Et maintenant, on fait quoi? Cela le soulagea. matérialisée en texte, elle se volatilisa.
Victor sentit monter en lui une grande tristesse: si un homme parvient à boire allongé, il est peu probable qu'il se redresse un jour, avec ou sans jambes.
le début du livre est tordu, la fin précipitée -
j'ai aimé le reste




