lundi 7 décembre 2009
La magie de l'insistante sonnerie du téléphone le matin c'est d'effacer les souvenirs des cauchemars de la nuit.
Enfin en partie. Parce que j'arrive tout de même à me rappeler que je ne pouvais plus parler. Progressivement ma voix s'éteignait. Je hurlais douloureusement jusqu'au silence.
mardi 13 janvier 2009
j'ai lu Si c'est un homme de Primo Levi
je n'en suis pas sortie indemne, j'ai peu dormi
le cauchemar du matin, j'ai longé les côtes d'une mer turquoise
beaucoup de chemins très escarpés
j'ai ouvert les yeux, la reproduction du pont japonais de Monet à côté de mon lit prenait des tournures psychédéliques
dimanche 12 octobre 2008
Après avoir rêvé consécutivement de tortues de Floride, je suis passée aux requins
S'il y a un interprète dans la salle - [qui pourrait me dire autre chose que "ta maman te manque"]
dimanche 6 juillet 2008
chaque nuit, un garçon à embrasser
lundi 10 décembre 2007
"souris"
mais non, je ne peux pas
je suis encore dans mon cauchemar. 5:30
à leur griffer les yeux
leur mordre les joues
arracher leur chair
me débattre encore
donner des coups de pieds -
A ces filles que je ne connais pas
depuis les bras d'un garçon que je ne connais pas
qui me porte telle une blessée
Dans un lieu que je connais bien.
Rue de la R.
Alors non, je ne peux pas sourire tant que je n'en sors pas.
samedi 26 mai 2007
je me suis réveillée droguée
des rêves plein de cocaïne
et on se demande bien pourquoi.
vendredi 13 octobre 2006
J'ai perdu deux petites incisives inférieures.
Nan mais c'était un rêve.
Et une vraie boucherie.
dimanche 12 février 2006
J'ai rendez-vous avec vous, ce soir à l'aube des soirs, à l'angle du square.
Je suis tombée amoureuse d'un mauvais garçon.
J'ai pris mon premier rail de coke.
Electrocutée à deux reprises sur les rails du métro - le ressentir
Trouvé deux cadavres.
Selon la superstition - j'étais la prochaine
Me suis battue.
Il a voulu m'entailler le visage avec une assiette brisée.
Il y a eu du sexe.
Il y a eu l'accident.
Le garçon m'a tuée.
Deux fois encore.
Parfois les rêves -
lundi 21 novembre 2005
Il a fermé les yeux pour s'en prendre à ton rêve
Je venais de trouver une chaussure taille 47 dans mon tiroir quand papa est entré dans la chambre. Une seule chaussure, et sa boite transparente tapissée de velours -
Sursaut.
Il a demandé si ça allait et a dit que ce serait la période la plus exterminatrice. Qu'il était passé. Que l'âme ne reviendrait plus.
*
5h15 - la lumière en bas est allumée, j'en tremble encore. Je ne sais même pas de qui papa parlait en disant "il".
*
O ! lettre aux timbres incendiaires
Qu’un bel espion n’envoya pas !
Il glissa une hache de pierre
Dans la chemise de ses filles,
De ses filles tristes et paresseuses.
Paul Eluard
jeudi 27 octobre 2005
Dix ans dans la tête, ça fait dix ans que je te guette
Bataille - décor médiéval - plus ou moins mariée à un homme important - un commandant. Les coups de feu fusent d'un camp à l'autre sous une pluie battante. Néanmoins il y a un banquet pour célébrer notre union. J'arrive quelques secondes trop tard pour la photo. [photographie inexistante à cette époque]
Le dîner est interrompu par une nouvelle attaque - je me rappelle l'allée ensablée - ce sable blanc disposé en cercle et sur lequel personne n'avait jamais marché; éclairé par une lumière jaunâtre.
L'allée se situait en-dessous d'une falaise. Et le sable fut froissé par la cohue de cette nouvelle attaque.
Changement de décor - soudain retrouvée dans une attraction vertigineuse de fête foraine. Sensation désagréable. Déguisements vendus à la fin de notre tour.
A noter dans ma tête une histoire de garçon et des roses offertes à mon parrain.




